Le contrat

Je suis devenu fonckien il y a quelques années déjà. Je m'étais pourtant juré de ne
jamais entrer dans une secte, mais ils sont arrivés à me convaincre. C'était un dimanche
matin. Ils ont sonné à ma porte. J'ai d'abord cru que c'étaient des témoins de
Jéhovah, mais ils m'ont juré que non. Alors, je les ai écoutés. Et ils m'ont parlé de
JLF. Et ils m'ont fait entendre ses chansons. À cet instant, tout s'est illuminé autour
de moi et j'ai ressenti de la chaleur et un immense bien-être. Ce jour-là, ma vie a
changé. J'ai suivi mes bienfaiteurs et je les ai accompagnés dans leur grande mission.
Chaque jour, nous psalmodions le nom de JLF en nous inclinant vers Etterbeek (là
où on dit qu'il réside). Nous chantons ses mélodies et récitons ses poésies. Quand
on est fonckien, on trouve que tout ce que fait JLF est magnifique. Et on n'a qu'une
seule envie, c'est d'en convaincre les autres. Pas pour les embobiner, ni quoi que ce
soit. Non, juste pour leur bien. Simplement pour améliorer leur bonheur terrestre.
Quand on est fonckien, tout paraît mieux. Les gros soucis paraissent des petits soucis
et les petits soucis deviennent carrément des joies. Au fonckien qui rencontre une
contrariété, il suffit d'écouter Non ! Non ! Jean-François ou Le slow du lac pour que
tout devienne re-bien. Et c'est comme ça qu'un jour, j'ai découvert les écritures.
D'abord avec Histoires à délire debout , puis avec Nouvelles histoires à délire debout ,
enfin avec Prochaines histoires à délire debout. Il y a peu de mots pour dire comme
ces nouvelles m'ont transporté. Et voici maintenant Le contrat. Le nouvel Opus de
JLF. Si c'est bien ? C'est mieux que bien ! Mais il est difficile d'avoir un regard critique
sur l'ouvrage quand on est fonckien. Car quand on est fonckien, on aime tout
ce que fait JLF. Alors, toi aussi, ouvre ce livre et rejoins-nous.
Philippe Geluck
Directeur de collection