La vie en rose (et noir)

En tailleur de lin beige, collier de perles et chapeau, Marilee est prête pour son suicide.
Enfermée dans le garage, elle contemple le moteur de sa voiture. Bientôt, le monoxyde
de carbone envahira lentement mais sûrement ses poumons. Une mort quasi indolore,
paraît-il.
Qu'a-t-elle à perdre, après tout ? Son mari, pasteur de l'église baptiste de Chickpea, est
parti vivre avec «la putain de la ville» ; son fils Josh, en pleine crise d'adolescence, l'a
abandonnée pour suivre le père indigne... De sa vie si respectable hier encore, il ne
reste rien. Alors ?
Alors, même la mort lui résiste. Au moment de faire le plein d'essence, surprise : le
jerricane est vide. Et quand elle se rabat sur une corde de fortune pour se pendre, un
séduisant voisin se pointe contre toute attente pour la sauver. Diable, se suicider n'est pas
une mince affaire. Un signe ? Un électrochoc, en tout cas. Aussi vite qu'elle a sombré,
Marilee décide de remonter la pente. Mieux : de conquérir une nouvelle liberté. Une
liberté qui prend le visage d'un véritable défi lorsque Marilee retrouve ses amies de la
paroisse qui, elles, ne l'ont pas abandonnée et qui se font une idée précise de ce que doit
être son avenir...
Une comédie grave et désopilante, comme la vie. A ne pas manquer.