Jésus était-il fou ?

La chance de Jésus, c'est d'être né avant Freud. Car
imaginons un instant que la grille de lecture de la
psychanalyse soit appliquée au personnage décrit par les
Évangiles. Que penser d'un quidam qui prétend à qui veut bien
l'entendre : «Le Père est en moi et je suis dans le Père» ?
Que diriez-vous si votre voisin venait frapper à votre porte
pour vous informer que «celui qui mange ma chair et qui boit
mon sang a la vie éternelle» ?
Jésus était-il fou ? Se basant sur les Évangiles, l'auteur suit
ce «fils de Dieu» autoproclamé dans ses actes et ses paroles
et découvre qu'il peut être diagnostiqué comme
«mégaparanoïaque», c'est-à-dire un paranoïaque produisant
des projections mythiques. Mais la difficulté augmente d'un
cran lorsqu'on sait que Jésus a fasciné des foules toujours plus
vastes, au fil d'innombrables générations. D'où ces autres
questions : de quelle maladie psychique étaient frappés ceux
qui l'ont cru ? Comment fut possible cet amour entre fous,
entre un berger mégaparanoïaque et ceux qu'il appelait à
juste titre ses moutons ?