L'efficience institutionnelle et ses déterminants : le rôle des facteurs politiques dans la croissance économique

La nouvelle économie institutionnelle (NEI) a, certes, une approche pluridisciplinaire des
phénomènes économiques tels que la croissance, l'efficience et la distribution des revenus.
Mais les auteurs de cet ouvrage tentent d'appliquer la démarche intégrée qui, jusqu'à
présent, faisait défaut à ce type d'approche en analysant à la fois l'influence des
institutions sur le développement économique et les facteurs qui déterminent la qualité
institutionnelle. Prenant le cas de l'Argentine, ils appliquent le cadre d'analyse développé
et exposé dans l'étude pour tester leurs hypothèses théoriques. Ils observent que leur
concept de qualité institutionnelle et la distinction qu'ils font entre institutions économiques
et institutions politiques sont validés dans la pratique. En outre, leur regard sur certaines
structures institutionnelles particulières - démocratie et autocratie - et leurs réflexions sur
l'influence des «traditions» juridiques et culturelles ajoutent une dimension supplémentaire
à l'ouvrage qui peut prêter à controverse mais confère à l'étude une actualité stimulante.
A un moment où les gouvernements nationaux et les institutions internationales s'efforcent
de trouver les moyens d'améliorer la gouvernance et d'accélérer la croissance, en
particulier dans les pays pauvres, ce travail fournit des éclairages précieux aux
responsables gouvernementaux et à ceux qui les conseillent. Il apporte des éléments
convaincants sur la qualité institutionnelle comme facteur déterminant du développement
et montre comment, précisément, la qualité institutionnelle pourrait être améliorée.