Séries parodiques au siècle des lumières

Pratique florissante au XVIII<sup>e</sup> siècle, la parodie
ne prend tout son sens que si l'on replace les
oeuvres au sein d'ensembles plus vastes (ou
«séries») par rapport auquel elles ont été reçues,
comprises et appréciées par le public. En vers comme
en prose (et parfois en musique), dans le roman comme
au théâtre (surtout dans l'opéra-comique), le siècle
des Lumières cultive l'art de la variation, plus ou
moins polémique, à travers maintes formes de reprise
et de réécriture. Entre rupture et continuité, dérision
et connivence, les «séries parodiques» mises à jour
dans ce volume illustrent ainsi une façon critique de
dialoguer dans la République des Lettres, et contribuent
à révéler des textes ou auteurs peu connus, autant qu'à
enrichir notre lecture des grandes oeuvres.