L'Afrique à l'envers : du Cap au Caire, à vélo

... La patronne nous préparerait bien un poulet, mais il faudrait encore l'attraper et personne n'en a le courage, avec cette chaleur. Nous comprenons. Le juke-box passe un tube zimbabwéen. On est vendredi, ajoute-t-elle, et nous ferions mieux de rester, car ce soir, ils vont danser. Elle claque un peu le rythme, pour nous montrer. Une des filles se met à onduler par gentillesse, mais sans conviction. Les yeux de la blanche brillent : « Je vous le dis, vous devriez rester, car ils vont danser ». Moi, je lui réponds qu'on devrait surtout dormir, et je lui en fais la démonstration en allant m'écrouler sur le canapé de son salon. Apitoyée par notre délabrement, elle nous offre un café et nous laisse écraser pendant deux heures. Jamais nous ne restons...