Persistance de la religion : perspectives comparées sur la spiritualité moderne

Au XIX<sup>e</sup> siècle, Nietzsche proclama : « Dieu est mort ». Au XX<sup>e</sup> et au XXI<sup>e</sup>, la science, la technologie, l'économie de marché et l'urbanisation ont fait l'objet d'une confiance et d'une croyance croissantes, semblant détrôner la place de la spiritualité. Fort heureusement, la religion n'est pas morte. Elle a persisté et proliféré ; le besoin de sens étant inéluctable.
Dans ce dialogue, un théologien et un bouddhiste s'interrogent - de leurs points de vue différents, mais complémentaires, celui du christianisme et celui du bouddhisme - sur la direction que doivent prendre désormais les mouvements religieux pour contribuer à un mieux vivre ensemble, dans un monde fragilisé par l'intolérance et l'extrémisme. Lorsque la religion se replie sur elle-même, impose les croyances qu'elle juge absolues et ne s'interroge plus, elle ne contribue plus au bonheur des individus. Selon Daisaku Ikeda, « la religion peut être soit un remède, soit un poison ». Les auteurs préconisent une large place au dialogue intra et interreligieux, libre de préjugés, à la recherche de ce qui fonde le socle de notre humanité commune. Un message qui s'adresse aux jeunes générations et à tous ceux, femmes et hommes, qui veulent être acteurs de la paix, quelle que soit leur situation.