Adieu la mère

Jacqueline, la mère de l'auteur, découvre un matin son père mort.
Il a été assassiné.
Amoureuse et aussitôt enceinte, elle se marie mais choisit d'être
une femme émancipée, ce que son mari n'apprécie guère. Sa vie
devient alors un combat au cours duquel elle affronte sa frigidité, la
dépression, l'avortement qui est encore un crime et, enfin, le divorce.
Accusée d'être folle par son ex-mari, elle subit épisodiquement l'internement
volontaire, les électrochocs et la violence de la psychiatrie
des années 1960. Désespérée, elle tente de mettre fin à ses jours mais
survit. Plus tard, un accident la plonge dans le coma mais elle survit
encore. Elle résiste à tout, guidée par l'amour qu'elle porte à ses fils.
Or l'enfer l'engloutit. Ses deux garçons s'égarent dans la délinquance
puis la criminalité. Le plus jeune est condamné à la peine capitale à la
suite d'une fusillade avec des policiers. L'aîné se suicidera en prison.
Si le cancer tue des gens qui veulent vivre, pour Jacqueline, il sera
le passeport pour retrouver les siens : son père et, surtout, son fils.
Adieu la mère...