Les statuts de la communauté des seigneurs pariers de la Garde-Guérin en Gévaudan (1238-1313)

Les statuts de la communauté des seigneurs pariers de la Garde-Guérin en Gévaudan (1238-1313).
Le château de la Garde-Guérin<sup>2</sup>, dont les ruines dominent encore aujourd'hui les pentes abruptes de la vallée supérieure du Chassezac, commandait au moyen âge, sur les confins du Gévaudan et du Vivarais, une route très fréquentée, l'ancienne voie regordane, qui reliait Nîmes à l'Auvergne. Cette situation du château avait créé, pour les « pariers » qui s'en partageaient la seigneurie, des revenus importants, mais aussi des charges exceptionnelles. Ils constituaient, en effet, une sorte de milice policière, de gendarmerie<sup>3</sup> chargée d'assurer dans ces parages le bon ordre sur la voie regordane. En retour, outre les revenus ordinaires de la seigneurie, les pariers se partageaient le produit de deux droits particulièrement lucratifs : le péage, prélevé en vue de maintenir la viabilité de la route<sup>1</sup> ; le guidage, perçu en échange de la protection que la milice garantissait aux marchands et à leurs convois.