Mélancolie libanaise : le cinéma après la guerre civile

Depuis la fin de la guerre civile libanaise en 1991, le cinéma libanais
décline sous toutes ses formes la mélancolie d'une génération dont
les personnages étrangers au monde comme à eux-mêmes, font
face à la répétition des violences, la séparation, le deuil ou l'exil.
Ils traînent leur mal-être dans une ville en éternel chantier et où
les morts tels des fantômes réapparaissent d'entre les ruines. Entre
un monde qui s'effondre et un passé qui s'efface, la mélancolie
habite ces films dont les récits fragmentés et éclatés ne s'achèvent
jamais. Avec Borhane Alaouié, Jocelyne Saab, Mohammad Soueid,
Ghassan Salhab, Danielle Arbid, Michel Kammoun, Joanna
Hadjithomas et Khalil Joreige, Waël Noureddine, Nigol Bezgian,
Christophe Karabache, un nouveau cinéma s'est inventé.