Modes de gouvernance dans quatre métropoles latino-américaines (Buenos Aires, Caracas, Mexico et Sao Paulo) : entre logiques institutionnelles et acteurs

Cet ouvrage est le fruit d'une recherche collective menée par des chercheurs
argentins, brésiliens, français, mexicains et vénézuéliens provenant d'horizons
disciplinaires divers. Deux axes directeurs ont guidé les travaux : la gouvernance
et la globalisation. La gouvernance est appréciée dans sa qualité de processus et
mode de régulation et d'expression des rapports entre acteurs sociaux, mais aussi
entre eux et les pouvoirs publics. Cette démarche permet de l'appréhender de
manière novatrice, à l'opposé de la vision normative des best practices développée
par les organisations internationales.
D'un enjeu à l'autre, les modes de gouvernance révèlent le poids des contextes
nationaux et mondiaux, ce qui conforte l'idée d'une globalisation productrice de
deux processus indissociables, l'uniformisation et la différenciation. Nous l'avons
vérifié dans le domaine de l'habitat, mais aussi dans celui du travail, de la
consommation ou des illégalismes. Notre analyse s'appuie sur l'hypothèse que les
systèmes d'acteurs s'agencent et se transforment dans le cadre prégnant des
changements économiques et sociaux exigés par la globalisation aux métropoles
qui veulent s'y faire une place. Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo sont
les terrains d'enquête. L'analyse privilégie les logiques institutionnelles auxquelles
concourent les acteurs, leurs répertoires d'action et l'appréhension du quotidien
qu'ils expriment à travers leurs pratiques et qui ont un impact sur les institutions.