Manque de sang : violence conjugale, mes blessures invisibles : témoignage

Un jour de septembre, Isabelle court au commissariat
après l'humiliation de trop infligée par son mari.
Tout avait pourtant si bien commencé entre elle et le jeune
homme rencontré un an plus tôt. Mais avec le temps, l'un de
ses traits de caractère s'est affirmé : sa violence. D'injures en
crachats, c'est contre Isabelle qu'il l'a tournée.
Isabelle a fui avant les coups et, lors des trois mois qui
séparent sa plainte au commissariat du procès, découvre ce
que les victimes de violences conjugales doivent affronter
quand elles ont le courage de vouloir y mettre fin. Elle
découvre l'importance de ces jours d'I.T.T qu'elle n'a pas, la
loi qui lui interdit de vendre ou quitter son appartement car
c'est le domicile conjugal, la honte d'être une victime sans
marques pour témoigner de la violence subie, l'institution
judiciaire qui prend position contre elle.
Isabelle Magnan raconte cette expérience, ses erreurs, ses
peurs dans une langue si près du coeur qu'on ne peut refuser
de la suivre, qu'on ne peut que voir ses blessures invisibles.