Ils ont tué la télé publique

En 2005, les éditions Flammarion publiaient «Confessions d'un
baby-Boomer» de Thierry Ardisson. Au même moment, un jeune
inconnu décidait de mener sa propre enquête loin des spots de la
promo du livre. Seul un travail de taupe enfermé plusieurs mois dans
des archives et bibliothèques pouvait permettre la découverte du
premier mensonge, puis celle d'une véritable industrie d'impostures
jamais révélées, de la part du présentateur emblématique de France 2.
En 2006, dix ans jour pour jour après la crise des animateurs-producteurs
de France Télévisions, Jean Robin décide d'étendre le
champ de son investigation mais voit étrangement son livre-enquête
refusé par une vingtaine d'éditeurs français, souvent sans même en
avoir lu une seule ligne. Car le sujet est tabou dans les milieux de
l'édition, qui dépendent en grande partie des faveurs de Thierry
Ardisson et de ses copains pour écouler leur «marchandise».
Absent de la polémique en 1996, le présentateur de Tout le Monde en
Parle est devenu le chef de file d'une génération d'irresponsables
télévisuels subventionnés par chacun d'entre nous. Qu'ils soient
condamnés en justice, ou pris en flagrant délit d'imposture,
personne ne réagit, du sommet de l'Etat à la direction de France
Télévisions, à l'exception notable d' Arrêt sur Images sur France 5.
Alors pourquoi, et surtout comment ont-ils réussi à tuer la télé
publique ?
Plagiats à échelle industrielle, manipulations, pressions et mensonges
de masse sciemment orchestrés : bienvenue dans les loges de France
Télévisions et dans les vraies confessions du baby-Boomer , celles qu'il n'a
pu évidemment vous avouer.