Les thesmophories ou La fête des femmes

Les thesmophories ou La fête des femmes

Les thesmophories ou La fête des femmes
Éditeur: De Boccard
2016318 pagesISBN 9782701804248
Format: Broché

Les Athéniennes saisissent la fête des Thesmophories,

mystère dont elles sont seules ministres, à l'abri de la vue

des hommes, pour décider du sort d'Euripide qui

les a dénigrées dans ses tragédies. Pour se sauver,

le dramaturge infiltre alors parmi elles son vieux

Parent, travesti, chargé de le disculper.

Mais, au moment de parler, le Parent n'en fait qu'a sa tête ;

Aristophane lui fait endosser comiquement le rôle de Télèphe, héros

tragique célébré par Euripide, et le laisse déblatérer contre les femmes.

Comment expliquer ce comportement ? Est-ce une nouvelle démonstration de l'autonomie opiniâtre, chère à l'auteur, du comédien ?

Une métonymie de cette oeuvre hautement parodique ? C'est qu'Aristophane brosse l'image la plus « politique » que la littérature grecque

nous ait laissée d'Euripide, celle d'un tragique devenu comique et

médisant, qui assène à son public des vérités déplaisantes à entendre.

Voici la tragédie d'Euripide décomposée et recomposée par Aristophane sous des formes nouvelles et inattendues, qui servent les

nécessités de l'intrigue comique tout en conférant un sens à la

parodie. Il s'agit d'en finir avec l'opposition, traditionnelle pour

l'époque, entre les deux genres - la tragédie et la comédie - au nom

d'un principe supérieur qui les intègre et les dépasse à la fois : l'art

dramatique. Avec Les Thesmophories , la parodie tragique atteint des

sommets de sophistication et de savoir-faire en inventant la forme du

théâtre dans le théâtre.

Face à ce texte unique, le défi principal de la traduction est de rendre

compte du comique de situation. Tout en fournissant les éléments

utiles à l'étude philologique et historique de l'oeuvre, le commentaire

en donne une interprétation inédite, centrée sur le thème du jeu.

Comédie de la mimèsis dramatique, Les Thesmophories véhiculent en

effet une réflexion puissante sur l'art d'Euripide et sur celui de son

metteur en scène, Aristophane.

Quelle trame géniale, et bien dans ton style :

Pour les magouilles, à nous le pompon !

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