Les tests génétiques aujourd'hui : destin ou liberté ?

La génétique est sous les feux de la rampe
depuis plusieurs années.
Avec la génétique humaine et le développement
des tests, c'est la médecine prédictive qui
acquiert ses lettres de noblesse. Une impulsion
nouvelle est donnée au projet de remplacer
progressivement une médecine curative ou
palliative par une médecine active de prévention
des maladies.
Mais si le savoir génétique apporté par le résultat
d'un test nous donne une connaissance anticipée
de notre avenir organique probable - ou
de celui de l'enfant que nous attendons - force
est de reconnaître qu'actuellement notre capacité
d'intervention pour en infléchir le cours reste
très limitée. Que faire alors de tout ce savoir
prédictif dans le domaine de la santé et de la
procréation ?
Dans une première partie, cet ouvrage aborde
des questions qui émergent dans la presse, les
publications et les colloques à propos des tests
diagnostiques et prédictifs de santé : complexité
du conseil génétique, évaluation des risques et
risque zéro, eugénisme social, relation médecin-malade,
régulations personnelle et sociale de
l'usage des tests, etc.
Dans une seconde partie, il approfondit d'un
point de vue éthique et philosophique certaines
questions qui paraissent centrales pour aborder
le problème d'une meilleure «humanisation»
des tests : statut de la connaissance objective
face à l'engagement et à la responsabilité pour
l'autre dans la situation du diagnostic anténatal
et statut du savoir prédictif face à l'interprétation
en terme de «destin» ou de «liberté» pour l'ensemble
des tests.
La liberté de l'homme - qu'il soit adulte ou en
gestation - ne serait-elle pas d'attester qu'il peut
être en excès sur tout savoir porté sur lui et
qu'en aucun cas un gène, quel qu'il soit, ne peut
être interprété comme l'écriture de son destin ?