Le droit d'ingérence est-il légitime ?

Droit d'ingérence, devoir d'ingérence, devoir
d'assistance humanitaire, droit à l'assistance
humanitaire, ingérence médiatique, ingérence
écologique, ingérence judiciaire...
Depuis bientôt 30 ans ces mots sont présents
quotidiennement dans les médias et font l'objet
de débats politiques, juridiques et
philosophiques sans fin et confus.
Sont-ils vraiment nouveaux ?
L'époque moderne se caractérise-t-elle par l'idée
que l'humanité est fondée sur des valeurs
partagées par tous, dont la violation entraînerait
une réaction de la communauté internationale
s'arrogeant, au nom d'une morale supérieure,
le droit de sanctionner l'État coupable ?
A contrario, la «défense» de ces valeurs n'est-elle
qu'un prétexte à une politique de force où certains
États s'attribuent le privilège d'intervenir dans
les affaires d'un autre pays pour imposer
leur vision des choses ?
Pourquoi intervient-on au Timor
et pas en Tchétchénie ?
L'ingérence est-elle une révolution dans la façon de
concevoir le droit international et les relations entre
les États, ou une nouvelle démonstration que la loi
du plus fort est toujours la meilleure ?