Vies volées

Geneviève-Pascale Celant est généreuse. Plutôt que de s'en
défendre, elle préfère s'en moquer :
« Je suis à la fois Cosette, Bernadette Soubirous et Sainte-Thérèse
de Lisieux. Et pour être complète, il faudrait ajouter à ce
portrait, un zeste de Marie-Madeleine, la pécheresse »
Elle a peu reçu mais donne beaucoup, quand on regarde ce que
fut sa vie.
« J'aurais pu être princesse... je suis simplement devenue une
maman, une épouse, une fille modèle pour mon père ».
Quand le drame arrive, Geneviève-Pascale, fidèle à elle même,
ravale sa haine, et engage un combat pouf dire non à la violence.
Elle devient vice-présidente puis Présidente de la « FPASVV »
(Fédération Pour l'Aide et le Soutien aux Victimes de la Violence).
Objectifs : accompagner la douleur des familles et rappeler les
pouvoirs publics à leur devoir de prévention et de répression.
Emmanuelle, sa nièce de quinze ans, a été violée et assassinée
dans la nuit du 17 au 18 janvier 1996, à Garons, dans la banlieue
nîmoise ...
Les actions menées par Geneviève-Pascale Celant pour obtenir
de nouveaux droits pour les victimes, ont été reconnues. Elle
a reçu des mains de Monsieur le Ministre de la justice Pascal
Clément la décoration de Chevalier de la Légion d'Honneur le
25 avril 2007 et de celles de Monsieur le Président de la République
Nicolas Sarkozy , la décoration de Chevalier de l'Ordre
National du Mérite.