Interprétation(s) : actes du colloque international inaugural, Brest, 14 au 16 février 2008

L'interprétation semble aller
nécessairement de pair avec une façon de
s'interposer, quand elle ne passe pas pour
arbitraire. Ne consiste-t-elle pas plutôt
en un certain effacement devant ce à
quoi elle tente de faire droit ? Comment
comprendre la promotion au XX<sup>e</sup> siècle de
la question herméneutique, dans notre
rapport aux textes, mais aussi à tout
document, voire à autrui et au monde ?
Autant de questions, parmi d'autres,
à l'élucidation desquelles entend
contribuer ce colloque, tant au niveau
des présupposés de l'interprétation
que de ses effets.
On s'attachera à dégager la rigueur
propre à l'interprétation, qui ne le cède
en rien à celle de l'explication dans
les sciences dites «exactes», et s'avère
indispensable dans la mise en évidence
de la dimension symbolique et imaginaire
constitutive de la réalité.
La question de l'interprétation, voire de
la pluralité des interprétations,
complémentaires ou conflictuelles, invite
à s'interroger sur la spécificité
des démarches propres aux sciences
humaines et sociales. Parfois discréditée,
l'interprétation demanderait-elle à être
réhabilitée ?