L'impressionnisme

«Composer son tableau, non dans l'atelier, mais sur place, en présence
du sujet ; se débarrasser de toute convention ; se mettre en face de la
nature et l'interpréter sincèrement, brutalement, sans se préoccuper de
la manière officielle de voir ; traduire scrupuleusement l'impression, la
sensation, toute crue, toute étrange qu'elle puisse paraître ; présenter
l'être, vivant de geste et d'attitude, remuant, dans l'atmosphère et la
lumière fugitives et toujours changeantes ; saisir au passage l'incessante
mobilité de la coloration de l'air (...) Dans son horreur du convenu, cette
nouvelle école cherche les sujets inédits ; elle hante les coulisses des
théâtres, les cafés, les cabarets, les caboulots même ; les bals de barrière
ne lui font point peur, et elle canote à Asnières ou à Argenteuil.»
Charles Ephrussi in Gazette des Beaux-Arts , 1er mai 1880.
Le récit de l'aventure impressionniste, un regard neuf sur une extra-ordinaire
période artistique.