L'âge d'or capétien : 1180-1328

L'âge d'or capétien : 1180-1328

L'âge d'or capétien : 1180-1328
Éditeur: Belin
2012776 pagesISBN 9782701153049
Langue : Français

Le long XIII<sup>e</sup> siècle marque l'âge d'or de la dynastie capétienne qui compte

alors de fortes personnalités : Philippe II Auguste, saint Louis, Philippe IV le Bel.

Elle bénéficie également, jusque vers 1270, d'une forte dynamique agricole, ainsi

que d'une révolution technique, qui s'exprime en premier lieu dans l'érection

des cathédrales. La prospérité - relative - des campagnes fonde cet extraordinaire

programme monumental, financé par les dîmes. Elle permet aussi l'essor des

échanges et des villes. Le commerce «international» a ses centres principaux en

Flandre et en Champagne et le réseau urbain se fixe tel qu'il persiste jusqu'à la

révolution industrielle. L'époque connaît un certain bonheur de vivre, qui s'exprime

dans la littérature courtoise et dans le naturalisme de la sculpture gothique.

En parallèle, la monarchie construit progressivement un territoire et un État.

Philippe II exploite à cette fin les structures féodales, mais au fil du temps s'élabore

une doctrine qui s'appuie sur la souveraineté et non plus sur la suzeraineté. Trois

lieux illustrent la royauté : Reims où le roi est sacré ; Paris, sa capitale fixe, où siège

l'administration, où se développe l'Université et où est érigée la Sainte Chapelle ;

Saint-Denis, où sont abrités les insignes royaux et où la nécropole atteste de la

continuité de la lignée royale des Mérovingiens aux Carolingiens et aux Capétiens.

En un siècle qui voit la religion informer toute la vie et toute la société, le

caractère sacral de la monarchie, renforcé par la canonisation de Louis IX et celle

de son petit-neveu. Louis d'Anjou, constitue un des fondements primordiaux

du pouvoir capétien. Un autre réside dans l'alliance étroite du trône et de l'autel,

même si cela ne va pas sans rensions avec les papes les plus attachés à la théocratie

puntificale, Innocent III et Boniface VIII.

Après 1270, la crise du système féodal provoque difficultés, famines,

chômage et troubles sociaux, préliminaires de la grande crise du XIV<sup>e</sup> siècle. Le

pouvoir monarchique, cependant, ne cesse de se renforcer. Se met alors en place

un binôme caractéristique du futur État moderne : guerre et fiscalité.

Le contexte des temps, positif ou négatif, réinterprété à la lumière des

recherches récentes, est éclairé avec pertinence par des cartes et des textes et

une iconographie, abondante et magnifique, qui concourt à mettre le lecteur de

plain-pied avec un des «grands siècles» de l'histoire de France.

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