Violence ou non-violence ? : la folie très raisonnable d'un ouvrier syndicaliste libertaire

«La libération et l'affranchissement du prolétariat
ne dépendent pas d'un soulèvement
violent, mais d'un accroissement et d'une
convergence solidaire qui déboucheront sur la
capacité de mener des actions économiques de
masse. Le prolétariat reste sans défense et sans
pouvoir s'il n'est pas pénétré d'un esprit collectif
et solidaire ; et si d'aucuns assistent sans réagir,
indifférents, à l'assassinat de leurs frères. La
violence des oppresseurs ne peut être affrontée
que par la solidarité agissante des opprimés.»
«La culture et la solidarité sont deux valeurs
inséparables ; la violence n'a d'effet que destructeur
et nuit à la culture. Personne ne reconnaîtra de
dimensions culturelles aux époques guerrières
et dévastatrices. Au contraire, les hauts lieux de
culture humaine ont toujours montré, dans la vie
quotidienne, des dispositions sociales créatrices de
paix. Gare à une culture où la brute soldatesque,
symbole de la loi du plus fort et de la violence,
l'emporte sur les porteurs d'esprit de solidarité
traqués par leurs prédateurs !»