La solitude : l'inacceptable indifférence

On hésite entre un coup de gueule aux propos feutrés et l'action militante.
Le président national de la fédération de la Société de Saint-Vincent-de-Paul
a fait son choix : il est temps de redonner toute sa place à la
fraternité républicaine en sortant d'un mutisme convenu qui ne dérange
pas, et en dénonçant la solitude, mère des plus grandes pauvretés de
notre temps.
Chaque jour de nouveaux dégâts s'amoncèlent. Et chacun pense que
c'est «aux autres» d'y remédier. Ce qui finalement serait plus simple...
Et si l'on réveillait la conscience collective ? Et si le président de la République
décrétait la solitude «grande cause nationale», juste une fois,
juste pour mettre en lumière ce que cela recouvre de malheurs et de
tristesse. Occasion, du coup, de reconnaître le travail remarquable (et
souvent discret) d'un très grand nombre d'associations de solidarité qui,
en France, s'associent, selon leurs critères propres, à la lutte contre la
pauvreté.
Il y a urgence qu'un manifeste donne le ton.