L'ange de Compostelle

L'auteur, pèlerin au long cours, part seul à pied sur une route de 2 000 kilomètres
qu'il boucle en soixante-deux jours. Dans cette quête de sens, à
l'écoute de la Bible et des ancêtres du chemin, tant de pensées vont se dire
de Paris à Vézelay, de Saint-Léonard-de-Noblat à Roncevaux, de Burgos à
Santiago. Toutes les étapes sont improvisées. Les aventures se succèdent,
inattendues, savoureuses, parfois austères et ascétiques. Le routard sait rire
de lui-même alors que la pluie, le froid, la chaleur ou le rejet des autres
l'accablent. Seul ? Oui, mais mystérieusement accompagné de Raphaël,
l'ange de Tobie, qui va le harceler de questions et lui prodiguer courage et
humour pour achever l'improbable cheminement de sueur et de prière.
En accomplissant son rêve de foi, il satisfait son désir d'une rencontre avec
lui-même et avec Quelqu'un. L'ange est la figure médiatrice entre le marcheur
et l'Invisible qui l'aimante. Avec l'ange, le terme du pèlerinage se goûte déjà
au long du chemin. La marche devient le but, parce que la joie spirituelle est
dans le mouvement complice de l'âme et du corps. Vivre c'est faire marcher
l'âme de son corps sur la terre de Dieu.