La camaraderie au front : 1914-1918

Si l'autorité militaire et le discours dominant du temps de guerre évoquent la
«camaraderie» des hommes et leur solidarité patriotique face à un ennemi
barbare durant la Grande Guerre, qu'en a-t-il vraiment été sur le front ?
Sur le terrain, c'est en effet tout un univers relationnel complexe qui se met en
place à travers une triple identité : sociale, militaire et combattante.
Qui est alors réellement le camarade ? Les anciens combattants ont développé
après guerre l'idée d'une «fraternité des tranchées» pour donner un sens à leur
expérience collective de la guerre.
Les témoignages privés de combattants, écrits ou photographiques (parmi
lesquels ceux des écrivains Dorgelès, Barbusse ou Genevoix) donnent à lire,
au-delà de la violence de la situation, ce que les soldats ont pu vivre, ressentir
et penser de l'égalité tant promise par la République et que la guerre a mise
à l'épreuve.