Cent-Jours : la tentation de l'impossible, mars-juillet 1815

«Rien dans l'histoire n'a ressemblé à ce quart
d'heure», a écrit Victor Hugo. Il est vrai qu'on
n'avait pas encore vu une telle bousculade
de régimes et de dynasties, de serments prêtés et reniés,
et ce en un peu plus de trois mois.
Napoléon débarque à Golfe-Juan le 1<sup>er</sup> mars 1815,
il est à Paris, le 20. Dans l'intervalle, le régime des
Bourbons s'effondre et Louis XVIII quitte Paris pour
l'exil en Belgique dans la nuit du 19 au 20 mars.
Battu à Waterloo, Napoléon abdique le 22 juin. Le pays se
dote le même jour d'un gouvernement provisoire sous la
direction de Fouché. Le 3 juillet, Paris capitule devant les
armées de la coalition. Louis XVIII rentre pour la deuxième
fois dans sa capitale.
Les Cent-Jours ne sont pas seulement ceux de
Napoléon, mais aussi ceux du roi. Tout change lorsque l'on
observe les Cent-Jours du côté de ceux qui les ont subis,
du côté des vaincus, des oubliés de l'histoire.