Les flambées crépusculaires : journal, 9 décembre 1999-27 février 2001

Si l'on a la malchance d'avoir à assumer son destin dans
une société déclinante, le mieux à faire est de muer cette défaveur
en aubaine en s'imposant pour gouverne de base de
vivre à contre-courant, et donc de profiter d'une telle occasion
pour manifester son foncier désaccord sur bien des
points, cela avec de valables motifs à l'appui, et par conséquent
sans se comporter en blâmable sectaire prêt à nier l'évidence
quand il s'agit de reconnaître les indéniables mérites
desquels ne peuvent se trouver dépourvues les plus affligeantes
passes de l'Histoire, ce qui pourrait bien être le cas
de cet assez sinistre début d'un troisième millénaire dont on
ne saurait dire qu'il démarre d'un très bon pas.
La nature demeurant une inépuisable source d'émerveillements,
un tel chaos planétaire ne peut empêcher qu'il
soit encore possible de passer des instants d'une captivante
exquisité en observant une coccinelle à la recherche de Dieu
sait quoi.
En bref, il importe de tenir tête à une multiforme débandade
en battant pavillon de convictions intransgressibles de
par leur bien fondé, étant entendu que l'ouverture d'esprit se
doit de ne jamais s'abaisser à un laxisme de la pensée qui ne
peut qu'être fatal.
M. C.