Je te salue, vieil océan...

Chacun a reconnu dans le titre de ce livre le début d'une grande
apostrophe lancée par Lautréamont. L'auteur espère qu'on lui pardonnera
ce larcin-hommage.
Je te salue, vieil océan se présente d'abord comme un travail de
réflexion et d'étude sur les côtes françaises de la mer du Nord, de la
Manche et de l'Atlantique. Sur les hommes de mer qui les habitent.
Sur leurs grandes avancées océanes. Images esthétiques, problèmes
d'histoire et de préhistoire, se mêlent comme les épaves dans la laisse
de haute mer. Les oyats de la dune dunkerquoise, les thoniers
basques, le mystère maritime breton, les tours de la Rochelle, les îles
anglo-normandes, l'Iroise, la «baleine de la paix», la naissance de la
Manche, et combien d'autres thèmes...
Mais constamment le lyrisme affleure. Un chant de louanges à la
dynamique des vagues, aux poissons, aux navires, aux hommes et aux
peuples de mer, court partout. Avec un appel à la défense d'un bien
commun des nations, bien présentement menacé comme toutes les
beautés de la petite planète... Salut, vieil océan, toi qui pourrait
mourir...
Je te salue, vieil océan est écrit pour tous les amis de la mer. C'est-à-dire
pour tout homme, toute femme. Mais beaucoup ignorent
combien ils aiment la mer et à quel point aussi tout se passe comme
si la mer les aimait. Puisse ce livre aider certains de ses lecteurs et de
ses lectrices à mieux connaître et à vivre davantage cette amitié ou cet
amour.