McTaggart, temps, éternité, immortalité

<<le aucun="" avoir="" ces="" chacune="" chaque="" de="" des="" doit="" elles.="" en="" et="" futur="" incompatibles.="" le="" mais="" ne="" ou="" peut="" plus="" sont=""/>> C'est ce qu'écrit John McTaggart Ellis McTaggart en 1908, formulant ainsi l'argument philosophique le plus célèbre en faveur de l'irréalité du temps. Pour McTaggart, il n'y a aucune issue à ce paradoxe et notre conception du temps comme impliquant un changement dans les événements est irrémédiablement contradictoire.
Sacha Bourgeois-Gironde présente pour la première fois en français un ensemble d'écrits de McTaggart relatifs à sa conception du temps. Il discute les prémisses de l'argument de l'irréalité du temps, et en particulier la thèse dite <<relationniste/>>, selon laquelle le temps implique le changement. L'argument vaut également pour ses conséquences, tant ontologiques que pratiques, qui forment plus largement le système métaphysique que McTaggart a développé dans son oeuvre maîtresse The Nature of Existence : l'irréalité des substances matérielles, la conception des personnes comme déterminations ultimes de l'univers, le rapport de l'éternité et des ses représentations temporelles, l'immortalité ou l'amour comme valeur suprême.