Privatisons la justice : une solution radicale à une justice inefficace et injuste

Privatisons la justice
Un jour ou l'autre nous sommes tous confrontés à la réalité de l'institution judiciaire : lenteur, jugements contradictoires entre les tribunaux et les Cours d'appels, bureaucratie, recrutement des juges ou avocats par concours avec des monopoles locaux ou nationaux, irresponsabilité institutionnelle des juges et magistrats, syndicalisme qui défraie la chronique, indemnités aux victimes ou aides judiciaires ridiculement faibles, justiciables qui se plaignent de l'injustice des jugements, sans compter les rentes et privilèges accordés à une kyrielle d'officiers de justice : notaires, huissiers de justice, greffiers, commissaires-priseurs, avocats aux conseils (Conseil d'Etat, Cour de cassation, Tribunaux de commerce) y compris les officiers ministériels titulaires de leur charge. Tous ces défauts se résument en quelques mots : monopole, centralisation, gratuité, bureaucratie et irresponsabilité institutionnelle. Ils expliquent la faillite de l'institution judiciaire. Devant cette situation désastreuse, une réflexion sur les alternatives à une institution judiciaire publique s'impose. C'est l'objet de cet ouvrage. Entre réforme radicale ou graduelle, planifiée ou spontanée le chemin est politiquement parsemé d'obstacles liés aux droits acquis. Par ailleurs, toute alternative radicale en direction d'une privatisation et une mise en concurrence de ce pouvoir régalien impliquent des conséquences importantes sur la doctrine juridique. Le positivisme et le système de hiérarchie des normes dans les mains des juges et législateurs cèdent le pas à une justice de droit naturel et polycentrique mise dans les mains des justiciables.