La mort des grands hommes : dictionnaire historique

Il n'est pas de sujet plus vivant qu'un dictionnaire qui répertorie
le dernier quart d'heure de quelque 1 200 hommes et
femmes célèbres de l'Antiquité à nos jours. Pas de sujet plus
divers non plus, car la mort, si elle est universelle, n'est
pas uniforme pour autant, et il existe mille et une façons
de passer de vie à trépas. On peut mourir de maladie ou
au champ d'honneur, bien sûr, mais aussi de faim (le duc
d'Albe) ou d'indigestion (Frédéric III), de froid (Scott) ou de
chaud (Philippe II d'Espagne), de chagrin (Marie Dorval)
ou de joie (Goya), de honte (Henri II d'Angleterre), d'amour
et pendant l'amour (Félix Faure). Sans oublier les accidents,
tous stupides, surprenants parfois, et les assassinats où le
machiavélisme le dispute à l'ingéniosité.
Les derniers mots de ces illustres moribonds résonnent
souvent comme une sorte d'ultime chef-d'oeuvre : à l'instar
du savoir-vivre, il y a bien, et ce livre le prouve, un savoir-mourir.