Valse à l'envers

Nelly ne connaît que des liaisons, des amours de passage.
Le Sud, les rencontres faciles, les beaux garçons. Paris, les rencontres
sur le Net
Elle vit cette situation tantôt comme une fatalité, tantôt comme le pris à
payer pour sa liberté.
Et puis, il y a le voyage à Vienne, et tout bascule.
Ce n'est pas l'amour que Nelly trouve à Vienne, c'est son frère, grand
voyageur qu'elle ne voit jamais.
La pensée que Nelson puisse trouver le bonheur lui redonne de l'espoir.
Peu de temps après son mariage, Nelson tombe malade et Nelly fait de
nombreux allers-retours entre Paris, où Lempereur lui demande un
compte-rendu détaillé de sa vie sexuelle, et Vienne où elle imagine un
dialogue avec Freud. Elle repense à son passé commun avec son frère et
tente de comprendre pourquoi, lui devenu linguiste, et elle écrivaine, ils
n'ont jamais su communiquer. Elle évoque leur père qui veut toujours
avoir le dernier mot.
Sur une valse de Strauss, Nelly voit se dérouler sa vie et celle de son
frère, qui l'a choisie comme témoin. C'est pour lui qu'elle brisera le
silence qui a toujours régné dans leur famille. C'est aussi pour le
remercier des moments de folie passés dans la maison du Sud qui lui
appartenait.
Comme dans une chanson de leur jeunesse, Nelly rime avec folie et
Nelson avec raison, mais celle qui fait des folies de son corps devient de
plus en plus lucide pour accompagner son frère au terme de son voyage,
envoyant valser un à un ceux qui n'ont jamais vu en elle qu'une
«poupée de sel».
C'est un livre sur les rapports entre le sexe, l'art, la mort et la création
littéraire.