Étude sur le mouvement communaliste : à Paris, en 1871. La Commune et la révolution, 1874

« La Révolution du 18 mars... avait pour mission de faire disparaître
le pouvoir même ; de restituer à chaque membre du corps
social sa souveraineté effective, en substituant le droit
d'initiative directe des intéressés, ou gouvernés, à l'action délétère,
corruptrice et désormais impuissante du gouvernement, qu'elle devait
réduire au rôle de simple agence administrative. »
Gustave Lefrançais, élu à l'assemblée communale par le 4<sup>e</sup> arrondissement,
n'entend pas, à proprement parler, écrire, dès décembre 1871, une histoire
« immédiate » de la Commune. Communiste, ou plutôt collectiviste « anti-autoritaire », proche (mais en aucun cas disciple) de Bakounine, il raconte
l'événement tel qu'il l'a vécu, et interprète la révolution du 18 mars comme
la première expérience « an-archiste » de gouvernement populaire, qui
doit faire disparaître, au nom de la souveraineté du peuple, tout pouvoir
d'État. Tel doit être désormais le programme de toute révolution socialiste
à venir.