Une rivière à la menthe. L'enfant russe

Un hameau dans une petite vallée, quelque part en Haute-Loire...
Une vie qu'on n'imagine plus : sans voitures, sans téléphone.
Pas sans radio, qui résonne toute du vacarme de la guerre... Mais il y a
la colline de Fromental. Il y a la rivière, ces berges du Lignon qui
embaument la menthe sauvage. Il y a les réfugiés... Voilà pour les
souvenirs.
Quand l'un des réfugiés, l'enfant russe tyrannisé par son père,
s'empare de l'imaginaire, il devient personnage d'un roman dont les
jeunes héros sont confrontés aux risques de l'aventure et aux troubles
mystères d'une époque terrible...
Nicolas Fayet nous livre des souvenirs, une belle histoire et une
très belle écriture. Des lieux résonnent, des portraits : Escoffier dit La
Paute, les Chamisert, M. Kyprioti, un personnage à la Julien Green, le
train : la Galoche de Versilhac à Yssingeaux...
"Cher Monsieur Fayet,
"...J'ai lu votre texte et j'en ai été charmé... Dans vos souvenirs
d'enfance, en effet, il y a tant de choses qui par bien des côtés s'apparentent
à ce que j'ai écrit moi-même... En général, on évoque l'enfance que par ses
côtés inavouables. Je ne suis pas de ce parti. C'est pourquoi je ne puis que
vous encourager sur le chemin dont je crois qu'il est le bon."
Henri Bosco, La Maison rose, Nice-Cimiez,
11 janvier 1971.