Johannes Clauberg : methodus cartesiana et ontologie

La pensée de Johannes Clauberg
se situe à l'intersection de trois
axes «majeurs» de la philosophie
moderne : le cartésianisme, l'ontologie
et l'herméneutique. Trois
lignes de force qui apparaissent
dans la première moitié du XVII<sup>e</sup> siècle et qui s'accentuent jusqu'à la
fin du XVIII<sup>e</sup> siècle. La philosophie de Clauberg ne s'épuise donc pas
dans la seule interprétation de la philosophie cartésienne, dont elle
oriente la lecture jusqu'au XX<sup>e</sup> siècle, mais elle offre également une
perspective privilégiée pour comprendre quelques-uns des enjeux
philosophiques essentiels du Grand Siècle. Si l'adhésion au
cartésianisme est motivée par des problématiques internes
au mouvement de réforme de la métaphysique qui se produit dans
la Schulmetaphysik , la constitution de la première logique
cartésienne, la Logica vetus et nova - qui est aussi la première
logique herméneutique - est le fruit principal de cette rencontre
entre la methodus cartesiana et l'ontologie.