Palestine : la paix, pas l'apartheid

Lorsque Jimmy Carter entreprend son premier voyage au Proche-Orient
en 1973, le gouverneur de Géorgie, État modeste du Sud
des États-Unis, est un quasi-inconnu. En trente ans, il va devenir
l'un des meilleurs connaisseurs de la région. Proche d'Ytzhak
Rabin, de Moshé Dayan et de Golda Meir, il a dialogué avec tous
ceux, d'Anouar el-Sadate à Ehud Olmert, de Hussein à Yasser
Arafat, qui ont imprimé leur marque dans l'histoire tourmentée
de cette partie du monde. Ce livre reconstitue ainsi la chronologie
des événements, crises, guerres et négociations successives dont
Carter fut l'acteur ou le témoin.
Rendant hommage au courage d'Israël, qui sut l'emporter par
deux fois suite à l'agression de ses voisins, le président Carter
n'en jette pas moins un regard critique sur la politique de ses
dirigeants actuels.
Pour établir une paix durable entre Israël et la Palestine, estime
Jimmy Carter, le respect des décisions de l'ONU, c'est-à-dire le
retour aux frontières de 1967, est nécessaire. Examinant le sort
de la Palestine, il dénonce une logique d'apartheid qui empêche
son développement économique, réduit ses habitants à la misère
et au désespoir. Ce plaidoyer pour la paix s'achève par une description
détaillée des étapes qui peuvent aboutir, selon l'auteur, à une
cohabitation pacifique entre les fils d'Ismaïl et d'Israël.