L'homme sans postérité

roman
Le plus déroutant peut-être des romans de Stifter
(1805-1868), qui fut lui-même la figure la plus singulière
du post-romantisme allemand.
Un adolescent rend visite à son oncle, un vieux célibataire
qui vit cloîtré dans un étrange domaine : une
île au milieu d'un lac perdu dans les montagnes. L'oncle
parle peu, n'a pas l'air commode. A la fin du séjour,
et sans que rien entre eux soit clairement formulé,
il aura légué au garçon son bien le plus précieux :
l'esprit de solitude.
Tout en feignant de n'évoquer que la vie la plus
ordinaire, Stifter nous conduit à écouter entre les mots
la voix de la différence , du désir d'«être soi» envers
et contre tout. Dès lors s'explique-t-on l'admiration
qu'un Nietzsche a pu porter à cette oeuvre.
« Un miracle de l'écriture, l'histoire d'un coeur
qui a vu du pays. » Mathieu Lindon / Libération
« [L'art] d'enchâsser, dans le cristal des mots, des sensations
frémissantes. » Jacques-Pierre Amette / Le point
« Un chef-d'oeuvre. »
Pierre Combescot / Les nouvelles littéraires
« Un récit fervent, sans attaches, tumultueux et pourtant
transparent comme une symphonie de Mahler »
Pierre Mertens / Le soir