La condamnation de l'Action française (1926-1939) : autopsie d'une crise politico-religieuse

La condamnation de l'Action française en 1926, prononcée sans explication
valable apparaît comme un fait unique dans l'histoire de l'Église, d'autant qu'elle
a été levée après une simple lettre d'excuses en 1939. Ainsi quelques mots de regrets
ont suffi pour effacer les accusations de schisme et d'hérésie que le pape
Pie XI et le cardinal Andrieu avaient portées contre les maurrassiens.
Dès l'origine, Charles Maurras eut un rôle prépondérant à la tête du journal
et au sein du mouvement d'Action française. Certains déclarèrent alors que son
agnosticisme influençait ses idées politiques, rendant impossible toute collaboration
entre l'Action française et les catholiques, d'autres soutinrent le
contraire. Pie X et plus tard Benoît XV arbitrèrent en faveur de ces derniers.
Pie XI apporta une réponse opposée à celle de ses deux prédécesseurs. Pour
quelles raisons ? Religieuses ? Politiques ?
Pour répondre à ces questions, l'auteur a consulté les archives du règne de ce
dernier pape, ouvertes en 2006 ( Affari Ecclesiastici Straordinari , Secrétairerie
d'État du Vatican) et les archives des archevêchés de Paris et Cambrai notamment,
ainsi que celles des Jésuites, à Vanves, entre autres.
On trouvera dans cet ouvrage quantité de révélations qui en font, avec le fil
rouge qui donne les clefs de cette affaire, tout l'intérêt.