Le fou de la diagonale : Claude Parent, architecte : entre barbarie et civilité

Pour écrire cette histoire, Béatrice Simonot a écouté longuement Claude
Parent livrer le récit très mêlé de sa vie personnelle et professionnelle.
Impossible de tracer de lui un portrait où les événements s'enchaîneraient
dans une logique chronologique ou qui réduirait l'oeuvre à la vie.
Elle a tenté de décrypter l'énigme de celui qui apparaît pour elle comme un
personnage de fiction au confluent des événements qui ont fait la richesse
du siècle, naviguant sans idée préconçue dans la mouvance des courants de
pensée.
Tribulations d'un architecte jugé trop violent, trop en avance, trop fou,
trop vieux, top tard pour être fou, toujours trop, en marge, autant qu'avide
de légitimité.
Dans l'entre-deux, entre la bienséance et le refus du convenu, en déséquilibre
entre la règle prescrite et les règles du jeu qu'il s'invente, à la recherche
de l'exception, il inscrit sa vie et sa carrière. Au-delà du parcours de Claude
Parent, c'est d'une histoire entre le créateur et la création dont il est ici
question.