Journal intime d'un mort

«Il en est de la mort comme de tout : tant
qu'on n'y a pas tâté, on s'en fait un monde.»
Ce n'est pas le cas d'Olivier qui vient de
trépasser. Il trouve un certain nombre d'agréments
à l'état de défunt, c'est-à-dire d'esprit
désincarné. Cela lui permet entre autres
distractions d'aller rendre visite à sa veuve.
Après son enterrement il se trouve dans
un lieu indéterminé qu'il suppose être le
Purgatoire et dont il pense que «ce n'est pas
bien méchant». Au début, il y mène la vie
de Robinson sur son île, jusqu'au jour où
vient le rejoindre son Vendredi, personnage
mystérieux qui s'appelle Hadamas et avec
lequel il va jouer une partie serrée.
Tout est si plausible dans ce roman qu'on
se demande parfois si l'auteur, sans le vouloir
et sans le savoir, n'aurait pas soulevé un léger
coin du voile qui nous sépare de l'au-delà.