Paroles de mémoires, paroles d'histoire : en jeu : actes de la journée pédagogique du 18 novembre 2004

La volonté de lutter contre l'oubli ne correspond-elle pas à une
demande de reconnaissance refoulée dans une identité difficile à
assumer ?
Poser le problème du statut de la mémoire, des mémoires, et de la
difficulté de son articulation au discours historique, à un discours de
vérité, a le mérite de solliciter le débat. Le débat historique est un débat
civique. L'historien défend son approche, celle de l'histoire comme
discipline critique. Le rôle de l'enseignant sera d'apporter un
complément d'analyse critique et de contextualisation aux discours
ambiants d'un «devoir de mémoire» omniprésent.
La difficulté de se faire une opinion objective sur la réalité historique
de la Seconde Guerre mondiale, en se détachant des idées préconçues
liées à l'actualité du Proche-Orient, a amené Démocratie ou Barbarie
à réunir les enseignants autour de personnes autorisées à débattre avec
eux de ces problématiques. Nadia Farkh, Pieter Lagrou, Christian
Laporte, Simone Susskind et Yannis Thanassekos.