Le bonheur selon Socrate : Gorgias

Dans ce dialogue sous-titré De la rhétorique, face à Gorgias qui incarne l'homme «rhétorique et politique» - celui qui, par la force de son verbe, s'assure le pouvoir, le prestige et tous les plaisirs de la vie -, Socrate pose les fondements d'une pensée qu'il développera plus tard dans le Phédon : le pouvoir, les richesses, le prestige et les plaisirs, obtenus par des moyens intellectuellement douteux, ne peuvent apporter le bonheur. Seul peut être considéré comme heureux celui qui ne commet pas l'injustice.
Socrate ne condamne pas tous les plaisirs, ni tous les désirs : il appelle à rechercher les bons et à fuir les mauvais. Il ne condamne pas toute poésie, toute tragédie, mais celle qui n'a pas le souci du bien. Il ne condamne pas toute démocratie, il préconise au contraire l'égalité, mais il refuse la démagogie et la manipulation.