Les villes du symbolisme : actes du colloque de Bruxelles des 23 et 24 octobre 2003

La mégapole - Paris et Londres pour l'essentiel -
focalise toutes les fascinations et les révulsions du
XIX<sup>e</sup> siècle. Elle suscite en réaction l'exaltation mélancolique
de villes englouties dans leur passé, telles
Bruges ou Venise, à l'heure où le symbole paraît
pouvoir incarner le secret de l'écriture et apporter
une réponse idéaliste au naturalisme, expression de
toute la démesure des grandes métropoles.
Des Villes tentaculaires de Verhaeren à La Ville de
Claudel, de Bruges-la-Morte de Rodenbach aux villes
de D'Annunzio, c'est tout ce monde contrasté et tensionnel
qui surgit des contributions rassemblées
dans ce volume. Un ouvrage qui s'intéresse aussi
bien à des auteurs moins célèbres tels Rachilde ou
Rosny, Fogazzaro, Poictevin ou Goffin, qu'à des villes
moins immédiatement liées à la mémoire symboliste,
Anvers, Gand, ou à la ville coloniale par exemple. Mais
aussi et surtout Rome, dont la présence constitue un
singulier contrepoint à Venise ou à Bruges.
Ce volume va de Hugo à Fargue. Comme le veut
la tradition d' Italiques , il brasse Belgique, France et
Italie - avec un crochet par l'Allemagne, Bayreuth
oblige.