Le chouchou : le fabuleux destin de Xavier Bertrand

L'interdiction de fumer dans les lieux publics ? C'est lui.
La réforme des régimes spéciaux de retraite ? Encore
lui. L'enterrement des 35 heures ? Toujours lui.
En l'espace d'un quinquennat et d'une campagne
présidentielle dont il fut l'un des deux porte-parole,
Xavier Bertrand, 43 ans, est devenu un ministre emblématique,
l'une des figures montantes de la génération Sarkozy.
Au point d'être l'un des «chouchous» du chef de l'État. En
mars 2008, le président le nomme secrétaire général adjoint
de l'UMP, avec une mission : redynamiser un parti en mal
d'idées. Quelques semaines plus tard, Xavier Bertrand intègre
la « task force », l'équipe des sept ministres que Nicolas
Sarkozy considère comme les « plus politiques ». Un gage supplémentaire
donné au ministre du Travail, en butte à l'hostilité
croissante des membres du gouvernement et des dirigeants
de l'UMP.
Matignon, Bercy ou le parti, quelle est son ambition ? Et qui
se cache vraiment derrière l'image du «gentil ministre» épinglé
par Les Guignols de l'Info ? Un hyperactif, boulimique de travail,
un fin négociateur mais aussi un habile manipulateur, obsédé
par le contrôle de son image et celui des médias.
Enquête sur une stratégie de conquête du pouvoir qui place
aujourd'hui Xavier Bertrand en position de gravir les plus hautes
marches de l'État.