Le roman de Tony

Tony dans d'autres circonstances aurait pu être autre chose qu'un
voyou, un chef d'entreprise, un artiste. Mais voilà, il voulait réussir
vite et dans les grandes largeurs. Marseille avait sur lui une emprise
si forte, qu'il n'avait plus guère le choix. Et puis, très jeune, il s'était
donné comme règle de vie d'être vraiment mauvais, de ne conserver
en lui rien de bon. Il avait décidé de devenir avec sa bande le roi de la
pègre marseillaise après la chute des grands caïds historiques.
N'allez pas croire que cela soit si simple. Les ennemis sont partout et la
concurrence vive. Sa seule faiblesse lui coûtera cher, tant il est difficile
de faire mentir le proverbe selon lequelle crime ne paie pas.
A travers Le roman de Tony, c'est une sorte de Romanzo criminale à la
marseillaise. La folie des années quatre-vingts, la soif de la monnaie
et la violence permettent à toutes les volontés de s'affirmer pour le
pire et le meilleur.
Une saga jalonnée de sang et de larmes d'un grand réalisme.