Le bien-vieillir : la révolution de l'âge : de la connaissance à l'action

«Entre 1900 et 2007, l'espérance de vie est passée de 45 ans
à plus de 80 ans. En 1900, quand on parvenait à 60 ans, ce qui
était peu fréquent, on était un vieillard. Aujourd'hui, à cet âge,
on est en pleine forme et l'on a plus de 20 années d'excellente
qualité devant soi. Avec quelques règles, assez simples, on peut
non seulement prolonger sa vie au maximum, mais la rendre
plus riche, plus stimulante. Il ne faut pas se protéger en s'enfermant
dans un cocon, mais au contraire rester actif, inséré dans
le siècle, ne pas laisser son corps et son cerveau s'engourdir.
«Que faire de ce cadeau imprévu de 35 ans supplémentaires
que nous offre le monde moderne ? Certains répondront la
retraite, d'autres craindront que l'oisiveté et une vie sans but
n'engendrent l'ennui puis l'angoisse. Le progrès médical a
changé la face de la vieillesse. La société doit en tenir compte
non seulement pour améliorer la qualité de vie pendant cette
période, mais aussi pour remettre en question les idées reçues et
permettre aux personnes âgées de participer pleinement à la
vie de la cité et, au lieu de les exclure, faire en sorte qu'elles
puissent contribuer, grâce à leur expérience, à son fonctionnement.
«J'avais 83 ans lors de la première édition, j'en ai 87
aujourd'hui et, à cet âge, quatre ans sont une très longue
période. Plus que jamais je pense qu'on ne peut vivre et
affronter les difficultés de l'âge que si l'on a confiance en soi,
si l'on se sent utile, capable d'aider les autres et si l'on éprouve
de la joie à être aidé par eux. L'homme n'est pas un animal
solitaire et plus on vieillit, plus on a besoin du réconfort
d'un regard amical, d'un geste, d'un remerciement et plus est
précieux le sentiment de les avoir mérités.»