Du maquis aux parachutistes SAS

Chacun de ceux qui rejoignirent le Special Air
Service en Angleterre, y parvinrent presque tous
individuellement.
L'épopée de Jack Quillet, dans ses débuts, ne
ressemble à aucune autre.
Dentiste de formation, mais chef d'équipe
brancardier dans son régiment d'infanterie des
Ardennes en 1940, il est fait prisonnier après le
cessez le feu.
Il s'évade, rejoint le Dauphiné et crée le Maquis
de Grésivaudan.
Poursuivi par la Gestapo, il s'enfuit in extremis.
Les services secrets britanniques, très tôt, s'intéressent à lui, mais
une exfiltration aérienne depuis Compiègne échoue.
C'est par l'Espagne qu'il doit fuir. Et pour la seconde fois il connaît la
détention. Usant de son statut de médecin, il parvient à négocier sa
libération. Une filière d'évasion dirigée à nouveau par les Britanniques
le guide jusqu'à Lisbonne d'où, par avion, il atteint l'Angleterre.
Mais là, coup de théâtre, Quillet rejette les Services britanniques, car
ayant entendu parler de De Gaulle au stalag, il rejoint, après un court
stage au BCRA, la formation des parachutistes SAS.
S'ensuivent les missions : Saint-Marcel en Bretagne en juin 1944,
parachuté avec Bourgoin son chef - en décembre 1944 et janvier 1945,
les Ardennes aux côtés de Puech-Samson - puis en avril 1945, le saut
sur la Hollande entre Assen et Groningen, l'opération Amherst.
Et enfin le 8 mai 1945, la Libération.
Cinq années copieusement remplies de l'histoire vraie d'un gaulliste,
encore et toujours en 2008, à 94 ans.