Le canari de Jérusalem

Juin 1967. La guerre des Six-Jours est imminente. A Jérusalem, côté
juif et côté arabe, à Alger, au Caire et jusqu'à Paris, les espoirs et les
angoisses sont nourris par les déclarations belliqueuses et les chants patriotiques
que les radios diffusent en boucle. Qui des pays arabes ou d'Israël
attaquera le premier ? Dans les jours précédant le conflit ouvert, toutes les
illusions sont encore permises.
A compter du 3 juin, Afnan El Qasem trace à travers une saisissante
galerie de personnages la chronique de cette guerre annoncée qui se révèlera
fulgurante. Ils sont soldats, mercenaires, rescapés du génocide juif,
scientifiques, jeunes révolutionnaires, émigrés volontaires ou exilés de
force, ou encore canari silencieux et incapable de voler.
Parfois à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres, ils partagent
sans le savoir l'impatience, la détresse et le rêve fabuleux de la victoire.
Parmi les voeux qu'ils ont tous formulé, un seul va s'accomplir : la guerre
sera courte, très courte.
Au centre de ce tableau fragmenté, Afnan El Qasem place l'amour,
qu'il décline du rêve à la réalité la plus cruelle, de l'innocence à l'interdit
familial et social. Dans ce roman comme dans d'autres, il répond par
l'union.
Le Canari de Jérusalem paraît pour la première fois dans sa version
française, comme l'ensemble de l'oeuvre de fiction d'Afnan El Qasem.