L'Etat et les aristocraties : XIIe-XVIIe siècle (France, Angleterre, Ecosse) : actes de la table ronde organisée par le Centre national de la recherche scientifique, Maison française d'Oxford, 26 et 27 septembre 1986

<<je a="" affreux="" autre="" avec="" cette="" chose="" de="" demande="" dont="" elle="" faire="" fameuse="" feuillette="" france="" grand="" horreur="" jamais="" journal="" la="" le="" liquider="" malheur="" noblesse="" on="" prend="" rendu="" se="" servi="" si="" somme="" spectacle.="" un="" y=""/>>. Dans sa brutalité, ce jugement de Paul Claudel résume tout un courant de pensée selon lequel l'Etat <<moderne/>>, prenant en charge le bien public et se posant en arbitre des forces sociales et des intérêts particuliers, s'est édifié, un peu partout en Europe occidentale et spécialement en France, contre les aristocraties et à leurs dépens. Sans doute les choses ne sont-elles pas si simples. D'une part en effet, dans certaines circonstances, la noblesse s'employa, il est vrai en vain, à faire triompher une forme d'Etat différente du modèle centralisé, administratif, absolutiste. D'autre part et surtout, jusqu'au XVII<sup>e</sup> siècle pour le moins, l'Etat moderne a toujours vécu en étroite symbiose avec la noblesse, il fut l'expression et le soutien d'une société ouvertement, outrageusement aristocratique, acceptant ou même favorisant l'émergence d'une autre aristocratie, à côté de la noblesse traditionnelle.