Les belles années du milieu, 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France

Juin 1940 : les Allemands entrent dans Paris. Immédiatement, ils
mettent en place un vaste système de pillage et de répression.
Faisant de la «participation indigène» la pierre angulaire de
leur politique, les nazis s'assurent du concours de mercenaires
recrutés dans les rangs du grand banditisme.
C'est le début d'une longue idylle entre la pègre et les autorités
d'occupation. Quatre années d'échanges de bons procédés entre
les Allemands et le «Milieu» français : pillage des biens juifs,
exécutions des gêneurs, arrestations et torture de patriotes, assauts
contre les maquis, trafic sur l'or et les devises, marché «brun»...
Les nazis donnèrent ainsi au «Milieu» français l'opportunité
de s'organiser en officines, structurées autour de meneurs
incontestés tels que Henri Chamberlin, dit «Henri Lafont», chef
tout-puissant de la «Gestapo française de la rue Lauriston».
Ce repris de justice attira à lui les plus dangereux individus de
la période et son service, véritable mutuelle du crime, regroupa
plusieurs générations de truands, des légendes du «Milieu»
des années 1930 mais aussi quelques-uns de ceux qui allaient
devenir les «caïds» des années 70.
Riche de nombreuses archives inédites, et notamment celles de
la préfecture de Police, ce document offre un nouvel éclairage
sur l'implantation des organes répressifs allemands en France.
Un tableau vivant de la voyoucratie parisienne et de son action
au service des nazis.