Mondialisation ou impérialisme à grande échelle ?

Qu'est-ce que la mondialisation, et surtout, est-elle un phénomène
nouveau ? Non, dit l'auteur de ces pages, même si de nos jours les
nouvelles et jolies expressions pour la faire accepter sans discussion
sont du genre «village planétaire», etc. La première chose à retenir
est que la mondialisation n'a aucun caractère démocratique, mais
plutôt impérialiste, s'identifiant parfaitement au capitalisme
sauvage. La seconde est que la mondialisation est aussi vieille que le
monde capitaliste qui naît avec elle chez les Grecs, plus de 1 000 ans
avant Jésus-Christ... On peut ainsi énumérer jusqu'à sept
mondialisations à travers l'histoire de l'humanité. La troisième chose
enfin est que tout impérialisme n'est pas mondialisation. Par contre
la mondialisation désorganise les sociétés, crée le chômage, sème la
misère et l'indigence. Elle a fini de s'aliéner les institutions
financières et commerciales internationales. Elle est en voie de tuer
l'Afrique subsaharienne avec ses ajustements structurels et autres
OHADA, sans que les dirigeants, supposés être défenseurs de leurs
peuples, lèvent le petit doigt. C'est pourquoi cette réflexion s'adresse
en priorité aux jeunes des villes et des villages, des écoles, des lycées,
des collèges, des universités et des grandes écoles. Aidés des
patriarches, ils peuvent entreprendre et réussir à «réinventer
l'avenir», la rénovation et la renaissance de l'Afrique.